Le blog du Club Lamartine

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Un début d’année actif pour le Club Lamartine

En ce début d’année, le Club Lamartine a été à deux reprises dans la presse, une fois au sujet de la conférence-débat avec Olivier Donnat et une autre pour l’interview de Lionel Fourré, son Président.

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La République est une et indivisible...


La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.

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Bonne année 2009

Cher(e)s internautes,

2009 s’ouvre sur un fond de crise économique mondiale et des conflits territoriaux dont certains aimeraient les voir se transformer en tension religieuse en France.

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Monsieur le Premier Ministre Michel Rocard :"Attention aux valeurs : c’est difficile à mesurer et ça rend fanatique."

Club Lamartine :La réflexion du Club Lamartine se construit autour de la République, de la Démocratie et la Laïcité. Pour vous, laquelle de ces trois est la plus importante et pourquoi ? 


Michel Rocard : République, Démocratie, Laïcité. Je refuse absolument de choisir. Ces trois concepts sont tous les trois profondément associés à l’identité de la France d’aujourd’hui. La République est un principe de gouvernement excluant toute transcendance, la démocratie régit le choix de nos gouvernements, la laïcité régit les rapports entre communautés différentes notamment sur le plan religieux. Tout cela est essentiel.

Club Lamartine : Avec le recul, comment voyez-vous la fonction de Premier Ministre ? Vous a-t-elle permis de vraiment "changer la vie" des citoyens ? 

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Réforme des institutions : L’union fait la force...

La Constitution de 1958 a été écrite en 1958 pour répondre à une situation politique qui était celle de 1958 selon le professeur Claude Patriat (1).

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La « lettre » de Martin Niemöller : un appel à la résistance et à la solidarité..

Quand ils sont venus chercher les communistes, Je n’ai rien dit, Je n’étais pas communiste. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, Je n’ai rien dit, Je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les juifs, Je n’ai pas protesté, Je n’étais pas juif. Quand ils sont venus chercher les catholiques, Je n’ai pas protesté, Je n’étais pas catholique. Puis ils sont venus me chercher Et il ne restait personne pour protester. 

Martin Niemöller, pasteur protestant, arrêté en 1937 (mort en 1984). Il a été envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen puis transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau.

En automne, le Club Lamartine fait tourner les feuilles des livres.

Pour certains, les évènements du 11 septembre 2001 confirment l’hostilité supposée entre deux civilisations. Dans son essai incisif, Orient-Occident, la fracture imaginaireGeorges Corm explique comment cette prétendue coupure entre deux mondes fut, tout au long du XIX siècle nourrie de nombreux clichés. Ces derniers ayant encore aujourd’hui des répercutions, Youssef Courbage et Emmanuel Todd démontrent néanmoins que "Le rendez-vous des civilisations" est à venir. En effet, le monde musulman connaît à son tour des bouleversements démographiques et sociaux qui conduisent à une mutation en profondeur des structures familiales, des rapports d’autorité et des références idéologiques. 

De fait, cette modernisation rend le monde trop dynamique, trop divers, trop vaste pour accepter la prédominance d’une seule puissance. L’Amérique, qui n’a plus la force de contrôler les autres acteurs économiques et stratégiques et pour qui la lutte contre le terrorisme n’est plus qu’un prétexte, redeviendra "Après l’empire" selon Emmanuel Todd une grande puissance parmi d’autres. 

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Colombe et Colombine : Presque la même violence ?

Réalisatrice de 24 ans, Audrey Estrougo montre dans son premier film, Regarde moi, la vie de jeunes de banlieue, les premières victimes de leur propre violence. 
Bien souvent, on nous parle de garçons en réaction contre la société ou de filles en réaction contre l’attitude des garçons envers elles. Cette jeune réalisatrice, qui a vécu en banlieue parisienne, aborde la sexualité de ces adolescents qui sont soit encore sous l’autorité de leur parent, soit « abandonnés » par ce dernier.

À l’image de l’Elephant de Gus Van Sant, Audrey Estrougo fait vivre la même scène à travers le regard de deux groupes. D’un côté, les garçons risibles par leurs attitudes maladroites, voirmachistes. De l’autre, les filles où règne une jalousie acharnée entre les garçonnes et les féminines, toutes placées sous la tutelle de leurs frères. Il est effrayant de voir dans leurs comportements de rivalité « amoureuse » une violence morale, allant jusqu’à la violence sexuelle entre les filles. 

Ce film ne se passe pas dans un lycée de Columbine en Amérique mais bien dans un quartier de Colombe en France. Ces jeunes ne sont-il pas en train de vivre, en silence, loin de notre regard, une fusillade de leur esprit ? 

Lionel Fourré


Film - Regarde moi - Bande Annonce

Réforme des institutions : le débat aura-t-il vraiment lieu ?

Le débat sur la réforme des institutions est très présent dans la vie politique française depuis quelques années. A contre courant d’ailleurs d’une opinion publique pour une large part très étrangère à ces questions, ne les plaçant pas non plus au rang de ses priorités.

La question d’une nécessaire réforme des institutions a commencé franchement à agiter le landerneau politique peu après l’élection présidentielle de 2002, la présence au second tour du candidat du Front National, Jean-Marie le Pen, étant perçue par beaucoup comme le signe d’une crise grave de de notre système de représentation démocratique.

Les prises de positions d’Arnaud Montebourg et de sa Convention pour la 6e République, de Ségolène Royal et François Bayrou durant la campagne présidentielle, et plus tardivement de Nicolas Sarkozy, ont projeté cette question dans le débat public, lui faisant abandonner le cercle fermé des intellectuels et des constitutionnalistes.

Mais la discussion sur les institutions est un peu la longue histoire d’un consensus introuvable. Autant Montebourg, Royal et Bayrou s’inscrivent dans un courant de réforme radicale, autant Sarkozy est davantage favorable à une modification de certains mécanismes institutionnels sans pour autant remettre en cause l’essentiel des institutions de 1958. Du moins se présente-t-il ainsi. Dévoile-t-il franchement ses intentions ici ? Rien n’est moins certain.

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Montesquieu et la disposition des pouvoirs

La liberté politique ne se trouve que dans les gouvernements modérés. Mais elle n’est pas toujours dans les États modérés. Elle n’y est que lorsqu’on n’abuse pas du pouvoir : mais c’est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. Qui le dirait ! la vertu même a besoin de limites. Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. 

Montesquieu - De l’esprit des lois (Livre XI, Chapitre IV)

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