Le débat sur la réforme des institutions est très présent dans la vie politique française depuis quelques années. A contre courant d’ailleurs d’une opinion publique pour une large part très étrangère à ces questions, ne les plaçant pas non plus au rang de ses priorités.
La question d’une nécessaire réforme des institutions a commencé franchement à agiter le landerneau politique peu après l’élection présidentielle de 2002, la présence au second tour du candidat du Front National, Jean-Marie le Pen, étant perçue par beaucoup comme le signe d’une crise grave de de notre système de représentation démocratique.
Les prises de positions d’Arnaud Montebourg et de sa Convention pour la 6e République, de Ségolène Royal et François Bayrou durant la campagne présidentielle, et plus tardivement de Nicolas Sarkozy, ont projeté cette question dans le débat public, lui faisant abandonner le cercle fermé des intellectuels et des constitutionnalistes.
Mais la discussion sur les institutions est un peu la longue histoire d’un consensus introuvable. Autant Montebourg, Royal et Bayrou s’inscrivent dans un courant de réforme radicale, autant Sarkozy est davantage favorable à une modification de certains mécanismes institutionnels sans pour autant remettre en cause l’essentiel des institutions de 1958. Du moins se présente-t-il ainsi. Dévoile-t-il franchement ses intentions ici ? Rien n’est moins certain.


