Le blog du Club Lamartine

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Colombe et Colombine : Presque la même violence ?

Réalisatrice de 24 ans, Audrey Estrougo montre dans son premier film, Regarde moi, la vie de jeunes de banlieue, les premières victimes de leur propre violence. 
Bien souvent, on nous parle de garçons en réaction contre la société ou de filles en réaction contre l’attitude des garçons envers elles. Cette jeune réalisatrice, qui a vécu en banlieue parisienne, aborde la sexualité de ces adolescents qui sont soit encore sous l’autorité de leur parent, soit « abandonnés » par ce dernier.

À l’image de l’Elephant de Gus Van Sant, Audrey Estrougo fait vivre la même scène à travers le regard de deux groupes. D’un côté, les garçons risibles par leurs attitudes maladroites, voirmachistes. De l’autre, les filles où règne une jalousie acharnée entre les garçonnes et les féminines, toutes placées sous la tutelle de leurs frères. Il est effrayant de voir dans leurs comportements de rivalité « amoureuse » une violence morale, allant jusqu’à la violence sexuelle entre les filles. 

Ce film ne se passe pas dans un lycée de Columbine en Amérique mais bien dans un quartier de Colombe en France. Ces jeunes ne sont-il pas en train de vivre, en silence, loin de notre regard, une fusillade de leur esprit ? 

Lionel Fourré


Film - Regarde moi - Bande Annonce

Réforme des institutions : le débat aura-t-il vraiment lieu ?

Le débat sur la réforme des institutions est très présent dans la vie politique française depuis quelques années. A contre courant d’ailleurs d’une opinion publique pour une large part très étrangère à ces questions, ne les plaçant pas non plus au rang de ses priorités.

La question d’une nécessaire réforme des institutions a commencé franchement à agiter le landerneau politique peu après l’élection présidentielle de 2002, la présence au second tour du candidat du Front National, Jean-Marie le Pen, étant perçue par beaucoup comme le signe d’une crise grave de de notre système de représentation démocratique.

Les prises de positions d’Arnaud Montebourg et de sa Convention pour la 6e République, de Ségolène Royal et François Bayrou durant la campagne présidentielle, et plus tardivement de Nicolas Sarkozy, ont projeté cette question dans le débat public, lui faisant abandonner le cercle fermé des intellectuels et des constitutionnalistes.

Mais la discussion sur les institutions est un peu la longue histoire d’un consensus introuvable. Autant Montebourg, Royal et Bayrou s’inscrivent dans un courant de réforme radicale, autant Sarkozy est davantage favorable à une modification de certains mécanismes institutionnels sans pour autant remettre en cause l’essentiel des institutions de 1958. Du moins se présente-t-il ainsi. Dévoile-t-il franchement ses intentions ici ? Rien n’est moins certain.

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Montesquieu et la disposition des pouvoirs

La liberté politique ne se trouve que dans les gouvernements modérés. Mais elle n’est pas toujours dans les États modérés. Elle n’y est que lorsqu’on n’abuse pas du pouvoir : mais c’est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. Qui le dirait ! la vertu même a besoin de limites. Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. 

Montesquieu - De l’esprit des lois (Livre XI, Chapitre IV)

Jean-Jacques Rousseau : La volonté générale

Jamais on ne corrompt le peuple, mais souvent on le trompe, et c’est alors seulement qu’il paraît vouloir ce qui est mal. Il y a souvent bien de la différence entre la volonté de tous et la volonté générale ; celle-ci ne regarde qu’à l’intérêt commun, l’autre regarde à l’intérêt privé, et n’est qu’une somme de volonté particulière : mais ôtez de ces mêmes volontés les plus et les moins qui s’entre-détruisent, reste pour somme des différences la volonté générale.  

Jean-Jacques RousseauDu contrat social – Si la volonté générale peut errer

Le face à face... de la présidentielle.


Le film, Le Candidat, de Niels Arestrup avec Yvan Attal donne une idée de la préparation intense que doit subir un candidat à la présidentielle pour affiner son argumentaire et améliorer sa posture à l’écran en vue de l'ultime débat avec son concurrent. 

Ce film est bien sûr une fiction, mais il fait découvrir les coulisses des média-trainnings, l’ambiance entre les conseillers, les petits arrangements entre « amis ». 

Malgré toutes ces préparations, les face-à face réservent toujours des surprises, comme une petite phrase choc qui révèle un candidat... 

A quelques heures du débat entre les deux postulants à la présidence de la République, ce film est d'actualité !





LE CANDIDAT de Niels Arestrup avec Yvan Attal - Bande Annonce

« Si j’étais Président de la République »

Ce discours a été prononcé devant les étudiants, en Droit Constitutionnel, de Monsieur Claude Patriat. L’intervention était autour du thème « Si j’étais le futur Président de la République qu’elles seraient le discours que nous prononcerions sur les réformes constitutionnelles à accomplir ».  

Chère Concitoyenne et Cher Concitoyen. 


En ce 25 février 2008, j’ai décidé de venir devant vous afin d'expliquer ma réforme constitutionnelle sur laquelle vous aurez à vous exprimer dans les prochains mois. 

Pour la première fois de l’histoire, une évolution de velours est en route pour cette République. En 200 ans, notre démocratie est passée du roseau au chêne. Le chêne est le plus beau et le plus fort mais face aux tempêtes, il est fragile. 

Pour renforcer notre chêne, je vous propose de l’élaguer afin de le rendre plus solide et lui donner de nouvelles pousses. Ainsi, au printemps, notre démocratie donnera un fruit plein de jus et d’énergie pour notre nouvelle République, car je ne peux pas oublié que " la Constitution de 1958 a été écrite en 1958 " afin de régler les problèmes de la situation politique de 1958. 

Notre France a changé depuis l’arrivée positive de l’Europe, des Régions, de l’intercommunalité, des Pays et bien d’autres superpositions d’institution.En mai dernier, en m’élisant à la tête de la Nation, vous m’avez demandé de conduire une politique forte, de renouvellement et déterminée.

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Claude Patriat : La Ve République.

La Constitution de 1958 a été écrite en 1958 pour répondre à une situation politique qui était celle de 1958. 

Claude Patriat – les circonstances de la rédaction de la Ve République

Jean Moulin : "faire son devoir"

"Je ne savais pas que c’était si simple de faire son devoir quand on est en danger." 


Jean Moulin - Premier Combat – Lettre à sa mère et à sa sœur (15 juin 1940)

Faut-il une VIe République ?

La Constitution est le texte fondateur de nos institutions. Elle est la matrice de notre République et elle garantit le « bon » fonctionnement des pouvoirs tout en assurant leur indépendance les uns par rapport aux autres. 

Actuellement, chaque candidat à la Présidence de la République propose des évolutions, parfois partielles ou allant – en le disant ou non – jusqu’à un changement pur et simple de constitution. Faut-il simplement « dépoussiérer » ? Est-il si urgent de changer ? Pour quelle démocratie ? Pour quel régime : présidentiel ou parlementaire ? Le sujet est important pour notre avenir de citoyens. 

Afin d’avoir une idée plus claire, le Club Lamartine a convié le jeudi 02 Février Claude Patriat, professeur de Sciences Politiques et politologue à débattre avec ses membres autour du thème « Faut-il une VIe République ».

Jean Moulin : un Homme d’exception

Cette semaine, nous mettons à l’honneur Jean Moulin et à travers lui, toutes les femmes et tous les hommes qui ont combattu, bien souvent au péril de leur vie, dès 1940 l’envahisseur nazi et son avatar, le Régime de Vichy. Pouvoir français totalitaire basé sur des idées obscurantistes qui prennent leurs sources dans la haine de l’autre et le mythe du complot.

Jean Moulin, préfet de la République Française, a refusé de servir cette politique, allant jusqu’à la combattre pour l’idéal Républicain. Cet homme a succombé après avoir subi de terribles tortures pendant plusieurs jours. Jean Moulin, lui, est mort jeune pour la République, le 8 juillet 1943 à l’age de 44 ans dans un train, seul, sans sa famille. Et non en 2007 à l’age de 96 ans aux cotés des siens après avoir vécu à l’ombre de la république.

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