Le blog du Club Lamartine

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Semaine de la liberté de la presse - Soirée Daniel Pearl avec Bernard de la Villardière

Dans le cadre de la première semaine de la liberté de la presse à Dijon, sous l’égide de Reporters sans Frontières et en partenariat,

le Club Lamartine organise la projection du film « un cœur invaincu » qui retrace les derniers jours de la vie de Daniel Pearl. Cette Soirée thématique en hommage au journaliste Daniel Pearl se déroulera au cinéma Darcy à 20h.

Le film sera suivi d’un débat sur les problématiques et dangers du travail des journalistes en zone de guerre. Intervenants : Bernard de Lavilardière (M6), Emmanuel Razavi (HAMSA Press) , Frédéric Pons (président de l’association des journalistes de défenses), Stephan Villeneuve (Grand reporter) 
Entrée : gratuite et ouverte à tous (dans la limite des places disponibles). 

Les places seront à retirer à partir de Lundi 19 au cinéma Darcy, place Darcy à Dijon

Réforme des institutions : L’union fait la force...

La Constitution de 1958 a été écrite en 1958 pour répondre à une situation politique qui était celle de 1958 selon le professeur Claude Patriat (1).

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La « lettre » de Martin Niemöller : un appel à la résistance et à la solidarité..

Quand ils sont venus chercher les communistes, Je n’ai rien dit, Je n’étais pas communiste. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, Je n’ai rien dit, Je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les juifs, Je n’ai pas protesté, Je n’étais pas juif. Quand ils sont venus chercher les catholiques, Je n’ai pas protesté, Je n’étais pas catholique. Puis ils sont venus me chercher Et il ne restait personne pour protester. 

Martin Niemöller, pasteur protestant, arrêté en 1937 (mort en 1984). Il a été envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen puis transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau.

En automne, le Club Lamartine fait tourner les feuilles des livres.

Pour certains, les évènements du 11 septembre 2001 confirment l’hostilité supposée entre deux civilisations. Dans son essai incisif, Orient-Occident, la fracture imaginaireGeorges Corm explique comment cette prétendue coupure entre deux mondes fut, tout au long du XIX siècle nourrie de nombreux clichés. Ces derniers ayant encore aujourd’hui des répercutions, Youssef Courbage et Emmanuel Todd démontrent néanmoins que "Le rendez-vous des civilisations" est à venir. En effet, le monde musulman connaît à son tour des bouleversements démographiques et sociaux qui conduisent à une mutation en profondeur des structures familiales, des rapports d’autorité et des références idéologiques. 

De fait, cette modernisation rend le monde trop dynamique, trop divers, trop vaste pour accepter la prédominance d’une seule puissance. L’Amérique, qui n’a plus la force de contrôler les autres acteurs économiques et stratégiques et pour qui la lutte contre le terrorisme n’est plus qu’un prétexte, redeviendra "Après l’empire" selon Emmanuel Todd une grande puissance parmi d’autres. 

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Lettre aux cœurs convaincus

Cher Emmanuel Razavi,

Je viens de voir le film sur l’enlèvement au Pakistan du journaliste Daniel Pearl, Un cœur invaincu. A l’époque, j’avais suivi la terrifiante histoire de cette personne qui a été kidnappée en raison de sa nationalité, de son métier, de son nom et de ses « convictions religieuses » supposées. Ce film montre la course-poursuite qui s’est mise en place pour tenter de le sauver des mains de cesbarbares religieux.J’ai lu ton livre Les Frères Musulmans où tu expliques les conditions difficiles dans lesquelles tu te trouves en début de l'enquête. Nous avons eu – et nous aurons – de nombreuses conversations sur les reportages à risques que tu fais sur le monde « arabo-musulman » - que tu aimes. 
Encore hier, tu me parlais de ton ami, journaliste, Eric de Lavarenne qui vit lui toute l’année au Pakistan comme correspondant permanent. 
Cet homme, je le connais à travers toi et cette voix venue d’orient que j’entends le matin - quand ma radio s’enclenche - sur France Inter. Bien souvent, en raison de l’actualité, il « m’explique » les derniers mouvements des radicaux de ce pays pendant que moi, je suis dans mon lit confortablement installé alors que lui met sa vie en danger pour m’informer. 
Tout le long du film, j’ai pensé à vous et au courage dont vous faites preuve, au risque de votre vie, à « fréquenter » ces gens qui haïssent ce que vous représentez pour nous éclairer sur les agissements de ces illuminés fanatiques. 
Grâce à vous, journalistes sans frontières, nous avons une meilleure connaissance des menaces qui pèsent sur notre société. Je sais que ton métier te tient à cœur et que tu es convaincu par les valeurs de démocratie et de liberté qui t’animent. 
Je souhaite comme toi qu’elles restent invaincues dans notre pays et encore pour longtemps. 

Amitiés 

Lionel Fourré 

PS : faites bien attention à vous...

Réforme des institutions : le débat aura-t-il vraiment lieu ?

Le débat sur la réforme des institutions est très présent dans la vie politique française depuis quelques années. A contre courant d’ailleurs d’une opinion publique pour une large part très étrangère à ces questions, ne les plaçant pas non plus au rang de ses priorités.

La question d’une nécessaire réforme des institutions a commencé franchement à agiter le landerneau politique peu après l’élection présidentielle de 2002, la présence au second tour du candidat du Front National, Jean-Marie le Pen, étant perçue par beaucoup comme le signe d’une crise grave de de notre système de représentation démocratique.

Les prises de positions d’Arnaud Montebourg et de sa Convention pour la 6e République, de Ségolène Royal et François Bayrou durant la campagne présidentielle, et plus tardivement de Nicolas Sarkozy, ont projeté cette question dans le débat public, lui faisant abandonner le cercle fermé des intellectuels et des constitutionnalistes.

Mais la discussion sur les institutions est un peu la longue histoire d’un consensus introuvable. Autant Montebourg, Royal et Bayrou s’inscrivent dans un courant de réforme radicale, autant Sarkozy est davantage favorable à une modification de certains mécanismes institutionnels sans pour autant remettre en cause l’essentiel des institutions de 1958. Du moins se présente-t-il ainsi. Dévoile-t-il franchement ses intentions ici ? Rien n’est moins certain.

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Raison d’Etat : un secret impénétrable ?

Bien souvent raison d’État rime avec secret d’État. Qu’est ce qu’ un secret ? N’est-ce pas simplement un renseignement qu’une personne a et qu’une autre aimerait avoir ? Parfois il arrive même que l’on soit porteur d’une information – importante pour quelqu'un sans le savoir. Dans Da vinci code, l’histoire de Sophie Neveu en est un très bon exemple. 
De tout temps, les secrets ont fait tourner le monde. Aujourd’hui ils font même marcher l’économie des médias, la télévision avec des émissions comme Secret Story ou la presse avec particulièrement les magazines « people ». Combien de journaux se vendent par semaine avec en titre « découvrez le secret - ou la vérité - » sur une personne, une institution ou une association ? Mais, nous, « simples » citoyens ou plutôt – devrais-je dire – consommateurs, nous sommes porteurs du « secret » de nos achats. Sur Internet, on utilise les « cookies », un joli nom de biscuit pour parler d’un « virus » mis dans notre ordinateur afin de renseigner le créateur - de ce gâteau - de nos déplacements. 
Sans parler des moteurs de recherches sur la toile, de toutes les cartes de crédit ou d’abonnement, à puce ou à code barre, qui là aussi sont un moyen de connaître le secret de nos comportements d’acheteur. Sans parler des téléphones portables ou GPS... 
Les États se sont, au fur et à mesure de leurs histoires, cachés derrière la politique de la peur pour organiser et perfectionner leurs services de renseignement afin de percer les secrets de leurs « adversaires ». À d’autres époques, ils avaient des éclaireurs, puis des espions, et ensuite des micros pour arriver de nos jours, la technologie aidant, à des drones - avion sans pilote - et à des satellites... pour repousser à chaque fois les limites des secrets d’Etats. 
Le film de Robert de Niro, Raisons d’État montre la mise en place du service de renseignement américain, la Central Intelligence Agency (CIA), à travers l’histoire pour percer la « vérité » de leurs ennemis. Edward Wilson fait preuve à chaque instant de sans froid, de discrétion et d’un sens de perception qui lui permettent de « démasquer » des informations. Poussé à l’extrême, ce comportement l’amène à se méfier de tout le monde pour se protéger, lui et les siens... 

Le secret n’existe pas, c’est une vue de l’esprit, encore plus maintenant avec les nouvelles technologies. Simplement, parfois nous n’avons pas connaissance de l’information, car un certain silence l’entoure...

Lionel Fourré


Raisons d'Etat - Bande Annonce

The Bubble : Peut-on en parler librement... ?

En France, on ne peut pas parler des « événements israélo-palestinien - » sans que l’on essaye de vous rattacher à l’une des deux parties belligérantes. Au vu de certains comportements, on pourrait croire que cette question est le nouveau clivage dans la société française. Même lorsque vous n’en parlez pas on vous qualifie - comme une accusation – d’être « pro » d’un des camps.


Ceci n’est-il pas plus surprenant encore lorsque cela provient de membres d’association qui devraient plutôt prôner la tolérance entre les Hommes sans chercher à « ramener » ce conflit en France.Effectivement, sur ce blog - jusqu’à aujourd’hui - nous n’avions jamais parlé des problèmes entre Israël et la Palestine. Bien que nous soyons resté silencieux - sur le sujet - certaines personnes ont tout de même trouvé le moyen de nous qualifier de « pro-israélien ».

Je ne sais pas par quelle pirouette « intellectuelle », ils sont arrivés à cette conclusion. Y-a-t-il un lien avec le fait que nous ayons mis dans notre première sélection de livres, « Frères musulmans : Dans l'ombre d'Al Qaeda » par Emmanuel Razavi et Alexandre Del Valle ou encore « Le rapport de la CIA : Comment sera le monde en 2020 ? » par Alexandre Adler et Johan-Frédérik Hel Guedj ?

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Montesquieu et la disposition des pouvoirs

La liberté politique ne se trouve que dans les gouvernements modérés. Mais elle n’est pas toujours dans les États modérés. Elle n’y est que lorsqu’on n’abuse pas du pouvoir : mais c’est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. Qui le dirait ! la vertu même a besoin de limites. Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. 

Montesquieu - De l’esprit des lois (Livre XI, Chapitre IV)

Jean-Jacques Rousseau : La souveraineté

Si donc le peuple promet simplement d’obéir, il se dissout par cet acte, il perd sa qualité de peuple ; à l’instant qu’il y a un maître il n’y a plus de Souverain, et dès lors le corps politique est détruit. 

Jean-Jacques RousseauDu contrat social – Que la souveraineté est inaliénable

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